Face à la crise économique, Agir ensemble maintenant !
15 02 2009
Face à la crise économique, Agir ensemble maintenant !
samedi 7 février 2009, par Bernard Rioux
"Une chose est sûre : les classes dominantes vont tout faire pour reporter les effets de la crise sur les salarié-e-s et sur la majorité de la population : licenciements, blocage des salaires et des budgets sociaux, ruine des retraité-e-s à cause des pertes enregistrées par les fonds de pension. Comment empêcher les capitalistes de rétablir leurs profits au détriment du bien-être de la société tout entière ?"
Tiré de PTAG mardi 3 février 2009, par Bernard Rioux
I. Une crise mondiale aux dimensions multiples
1. De la crise financière à la récession économique mondiale
Le ralentissement économique, enregistré avant la crise financière, et maintenant la contraction du crédit (le « credit crunch »), transforme la crise en récession économique généralisée : baisse de l’activité, baisse de la consommation, restructurations, licenciements. Cela manifeste la fin d’une longue période marquée une croissance économique (lente, mais réelle) fondée sur le néolibéralisme. Le monde n’est plus seulement confronté à une récession financière, mais c’est la récession qui s’installe maintenant à l’échelle internationale.
La théorie de découplage de la crise entre les pays occidentaux et la Chine a fait long feu. La crise frappe également la Chine qui a vu, déjà, ton taux de croissance divisé par deux (de 14 à 7%). Les entreprises ferment par milliers. Des travailleurs et des travailleuses chinois sont poussés à retourner à la campagne. Comme pays tributaires des exportations vers le marché états-unien, ce pays est pris dans cette crise. Avec le ralentissement des exportations, la Chine sera confrontée à la surproduction dans la plupart de ses secteurs industriels.
2. Les causes de la crise économique et son caractère durable
Au fondement de cette crise, c’est l’offensive néolibérale qui a fait reculer les salaires réels et réduits la part des richesses produites revenant aux travailleuses et aux travailleurs. La baisse tendancielle de la part salariale est maintenant établie et documentée. Aux États-Unis, par exemple l% des personnes les plus riches reçoivent 23 % du revenu national en 2007 contre 10 % en 1982. La baisse de la part salariale s’explique essentiellement par le rapport de forces entre classes sociales. Les gains de productivité ne reviennent plus aux salariés.
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Publié par : Sergio De Rosemont à 17:53:54Permalien
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Catégories : Économie


